Aujourd’hui, j’aimerais vous parler d’une autre technique autour du fil :
LA FRIVOLITE
Pour définir précisément le sujet dont nous allons parler, je suis allée chercher la définition dans un dictionnaire.
Vous vous en doutez, voici la première définition qui vient à l’esprit des personnes qui ne sont pas versées dans le monde du fil :
1- Caractère de ce qui est frivole, qui n’est pas important.
La deuxième définition est aussi drôle qu’inattendue en ce qui me concerne :
2- (Boucherie) (pluriel) Testicules d’animaux (agneau, bélier, bœuf). On parle aussi de rognons blancs.
La troisième définition est celle que je recherchais :
3- Feston de dentelle exécuté avec une navette et un (ou deux) crochet(s), et dont l’assemblage permet d’obtenir des fleurs, des rosaces, etc.
Je rajouterais que cette technique est inscrite au patrimoine culturel immatériel français depuis 2020 et qu’il existe une Association française de Frivolité.
Pour vous donner envie, rien ne vaut une jolie photo d’un ouvrage réalisé par O clair de lune car on y distingue très bien les doubles noeuds, les arceaux et les anneaux, les picots et enfin les étapes de travail.

La frivolité peut être exécutée à l’aiguille ou à la navette. Personnellement, je ne connais que la technique à la navette et c’est donc ce que je propose en initiation à l’Atelier.
Sur la photo qui suit, je vous présente deux modèles de navette avec crochet et de petits ouvrages à réaliser avec des connaissances basiques.

La frivolité repose sur l’exécution du double noeud.

Voici également un lien sur le double noeud emprunté sur le site de l’Association française de frivolité.
Une fois que vous avez compris son exécution, vous pouvez travailler des motifs simples avec une seule navette puis en rajouter une seconde qui permet d’alterner anneaux et arceaux. Pour les accros, il existe vraiment une grande variété d’astuces pour réaliser des motifs plus complexes. On peut aussi insérer des perles soit sur le fil de la navette, soit en les crochetant en cours de travail.
Le seul bémol à cette technique est qu’il s’agit de faire des noeuds. Tant qu’on les fait dans l’ordre et dans le bon sens, tout va bien, c’est extrêmement agréable et addictif ; la technique est évolutive mais…
Mais, défaire les noeuds en cas d’erreur peut devenir un peu rébarbatif et longuet !
Si cette technique vous tente, n’oubliez pas de chercher des infos en utilisant le terme anglais qui est TATTING.
Et pour finir avec un sourire, je vous donne le terme italien qui est CHIACCHIERINO (kiakierino). On peut le traduire par BAVARD. Effectivement, si vous avez regardé la vidéo sur le double noeud, vous verrez une bouche qui s’ouvre et se ferme sans arrêt.
Amusez-vous bien !
